Harry Dickson : Traîtrise en Agarttha
Crapule production, Paris, 1987
 
Un mois et demi de prise de vue dans le sud de Paris, des costumes en pagaille, quelques bouts de décor qui suggèrent à merveille le Londres des années 20, plus de trente acteurs et un casting furieusement BD : tout cela pour réaliser la quinzaine de photos peintes illustrant la dernière née des aventures du détective Harry Dickson. Luxueux, splendide et drôle : c'est Traîtrise en Agarttha.
On ne pourra pas reprocher à Gérard Dôle et Marie-Paule Vadunthun, les deux auteurs de ce récit, d’avoir dégradé le héros et l’esprit des aventures de Harry Dickson. Avoir concentré en un seul volume d’une soixantaine de pages autant de personnages et de situations-type du feuilleton populaire à suspense, l’opération relève à la fois du tour de force et de l’hommage inconditionnel. L’écriture et le ton sont à l’avenant, et témoignent de cette énergique jubilation qu’ont manifestement ressentie les auteurs à perpétuer la théâtralité pleine d’humour propre aux tribulations du détective. Bref, de quoi s’offrir un vrai moment de pur plaisir. Et, une fois Traîtrise en Agarttha refermé, s’exclamer comme le fait Harry Dickson au sortir d’une aventure en tapant sur l’épaule de son fidèle assistant Tom Wills : "Non, my boy, nous n’avons pas rêvé !"
Nicolas Finet, à suivre, avril 1987
 
 
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